RELAX

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Avez-vous remarqué à quel point nous sommes « programmés » pour toujours être occupé? Même quand nous sommes malades, nous nous sentons coupable de ne pas faire ce que nous sommes supposés faire.

Un collègue me contait comment il était stressé parce qu’après avoir subi une intervention chirurgicale buccale, il devait revenir au bureau pour travailler sur des dossiers importants. C’était très évident pour moi qu’il n’avait jamais eu ce genre d’intervention auparavant car il aurait su qu’entrer au bureau après, c’était impossible.

On m’a souvent reproché de ne pas pouvoir arrêter 2 minutes pour respirer et apprécier de ne rien faire. Pour moi, ne rien faire voulait dire : lire, écouter la télévision ou aller sur l’internet. Dans ma vie, j’ai toujours mis les bouchées doubles. Quand j’étais au CEGEP, j’avais un travail, 30 h/semaine, quand je suis arrivée sur le marché du travail à temps plein, j’ai fait mon BAA de soir. Puis, j’ai fait ma maîtrise de soir et ensuite, je suis allée chercher des certifications dans mon domaine.

Dans mes différents emplois, je travaillais toujours plus que les 40 heures normales et je visais toujours la prochaine promotion. Jamais de « break ». Je sais que je ne suis pas la seule. La société nous pousse à un très jeune âge à être super actif. Regardez ces jeunes enfants qui ont du hockey, du soccer, du ballet et de la compétition, les fins de semaines!

Je suis d’accord avec la volonté d’exceller et d’être meilleur. Pour atteindre nos buts, je sais que cela peut prendre des efforts constants pendant plusieurs années. Par contre, cette intensité entraîne souvent un manque d’équilibre.

Il y a un peu plus d’un an, j’ai frappé un mur. « Écoeurantite aigue » comme on dit. J’ai quitté une carrière que j’avais mis des années à monter,  un poste de vice-présidente dans une compagnie internationale. J’avais un besoin physique et psychologique urgent d’arrêter. Mon corps et ma tête étaient épuisés. Après 2 semaines, j’ai commencé à développer de l’anxiété car je n’avais pas mon 50-60 heures semaines de travail. Programmez vous dites?  Totalement!

Cela m’a pris des mois pour accepter de ralentir. Je démarrais mon entreprise et je retournais aux études pour devenir un coach professionnel mais j’avais l’impression quand même de ne pas être occupée. J’aime l’action et j’aime être occupée. Alors j’ai dû travailler à trouver le bon équilibre qui fonctionne pour moi.

J’ai également consulté une coach qui m’a expliqué que ne rien faire, c’est ne rien faire. C’est primordial de le faire de temps à autre dans notre société pleine de téléphone intelligent, texto, IPAD, etc. Alors de temps en temps, je m’assoie quelques minutes et je ne fais rien. Je respire.  Mais pour assurer mon équilibre, j’ai pris des résolutions également. De temps à autres, je ferme le cellulaire, je ne suis pas disponible pour l’extérieur. Je me donne le cadeau de prendre soin de moi, je fais de l’exercice régulièrement, je mange mieux et je médite. Je prends des vacances plus régulièrement. Une fois par année, ce n’est pas suffisant. Je ne laisse personne interférer avec ces moments qui m’appartiennent.

Cela me rend plus efficace et plus présente quand je suis au travail. Je ne fais plus régulièrement 60h/semaine et c’est mon choix. De temps à autre, je vais avoir une grosse semaine mais je m’assure de réajuster l’équilibre dès que possible.

Donnez-vous le cadeau de prendre soin de vous. Dès maintenant, à toutes les semaines. N’attendez pas votre retraite, il sera trop tard.

Sophie

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